
Bons Coop: le coup de la panne
Quand on fait le plein et qu’on se voit refuser un bon donnant droit à un rabais au prétexte que le système est en panne, il y a de quoi être contrarié. D’autant que le procédé frôle avec la légalité.
«Les bons Coop pour des rabais dans les stations-services ne servent-ils qu’à attirer les clients?», s’interroge ce jeune lecteur neuchâtelois. Début mars, il se rend expressément dans la station-service de Gals, près de Marin, pour profiter d’une ristourne de 4 centimes par litre d’essence à laquelle lui donne droit un bon découpé dans le journal Coopération.
Le détour s’avère toutefois inutile: le pompiste déclare ne pas pouvoir accorder la réduction à cause d’un problème informatique. Pour l’automobiliste, la perte est certes symbolique (1.80 fr. sur 45 litres d’essence), mais il est quand même agacé. A quoi bon s’arrêter dans telle ou telle station, si on ne peut pas y faire valoir le rabais auquel on aurait pourtant droit?
«Le gérant ne fait aucun profit quand une réduction ne fonctionne pas», précise d'entrée le service de presse du grand distributeur. La porte-parole Eliane Stoller invite donc le client à faire valoir le bon avec le ticket de caisse et le numéro de carte. Le crédit auquel il a droit ne lui sera alors pas versé en espèces, mais sous la forme de superpoints pour un montant équivalent.
«Coop prend les choses trop à la légère», rétorque le service juridique de Bon à Savoir. Un bon a en effet une valeur pécuniaire dans les limites de sa validité. Dans ce cas, le pompiste aurait dû appliquer le rabais, quitte à se retourner ensuite vers son fournisseur pour récupérer son dû.
Claire Houriet Rime


