
8 duvets sans plumes: laine, bambou ou coton pour un sommeil profond
duvets Il n’est pas indispensable d’investir dans une garniture en plumes pour bien dormir: sept produits en fibres naturelles ou synthétiques font presque aussi bien l’affaire.
Si, par définition, un duvet est garni de plumes, de nombreuses matières viennent, aujourd’hui, couramment les remplacer: laine, coton, fibres de bambou ou de maïs… Ces garnitures sont-elles toutes à la hauteur? Nous avons examiné huit modèles, puis avons ajouté à notre panel le vainqueur de notre dernier test des duvets en plume (BàS 1/2012) en guise de comparaison.
Notre échantillon ne comporte que des produits d’une dimension d’exactement 160 x 210 cm, raison pour laquelle aucune couette d’Ikea n’y figure. Nous avons demandé au laboratoire de se concentrer sur la respirabilité, l’absorption de l’humidité et la résistance au lavage de nos neuf duvets. Pour ce dernier critère, le changement de dimensions des édredons a été analysé, de même que le maintien de la forme et de la compacité de la garniture après lavage (lire encadré «Les critères du test»).
La plume l’emporte d’un cheveu
La confrontation fibres-plumes tourne à l’avantage de ces dernières, mais de très peu: le vainqueur de notre test de 2012, le London de Globus, ne bat le meilleur duvet en fibres naturelles que d’un dixième de point, alors qu’il coûte 170 fr. de plus. En outre, pour trois fois moins cher, on peut s’offrir le Sannwald Bio de Frankenstolz, qui obtient l’appréciation «bon» (voir tableau).
Du point de vue du confort thermique, c’est match nul: tous les remplissages obtiennent une note moyenne comprise entre 5.0 et 5.6. L’Oslo de Globus et la Bamboo II Caro d’Interio sont imbattables en termes d’absorption de l’humidité, mais terminent un rien derrière les meilleurs en matière de respirabilité. Toutes les deux conservent bien la chaleur du corps, tout en éliminant l’humidité qui en résulte.
Un quart plus petit après lavage
Il faut se tourner du côté de la résistance au lavage pour observer les premières différences significatives. Trois des huit duvets en fibres ont montré des faiblesses lors de ce test. Un quatrième, le Luna Lana de Pfister, a même carrément échoué: il a perdu, après lavage, près d’un quart de sa longueur et de sa largeur, la garniture s’étant fortement agglutinée. Les autres modèles ont, eux, montré une résistance supérieure à la sienne même après un second lavage.
Le résultat de ce test a surpris Pfister, qui ne s’explique pas le sensible rétrécissement mesuré sur le Luna Lana. «Nous modifierons l’étiquette du produit afin d’indiquer qu’il n’est pas lavable», promet le grand magasin. Micasa, qui vend le Lana en laine de mérinos ayant obtenu un modeste 4.4 au critère de résistance au lavage, se déclare surprise également, car son duvet avait bien résisté lors de ses propres tests.
Disparition de matière
Autre point faible relevé sur tous les produits en fibres, sauf un: de la matière migre de l’intérieur vers l’extérieur de la housse, ce qui, à terme, conduit à une perte de matière. Cinq d’entre eux obtiennent même une note insuffisance pour ce critère. Seul le Mais Caro d’Albis n’est pas concerné par le problème. Selon Billerbeck, fabricant du modèle acheté chez Coop, la finesse des fibres utilisées pour la garniture en est la cause. De plus grosses passeraient moins à travers l’enveloppe, mais le duvet serait alors moins doux. En la matière, seules les plumes permettent de concilier douceur et absence de migration à travers la housse.
Jonas Arnold / ask / vic
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