
Cancer du sein: la faute aux déos toxiques
Une nouvelle étude confirme la toxicité des sels d'aluminium présents dans la plupart des déodorants: après avoir exposé des cellules mammaires de souris à ce composant, des chercheurs genevois en biologie moléculaire ont constaté qu’elles avaient développé des métastases cancéreuses.
La présence de sels d'aluminium dans un cosmétique utilisé à grande échelle expliquerait donc en partie la progression du cancer du sein dans les pays industrialisés. Comme la maladie se développe surtout dans les parties externes de la glande mammaire, à proximité de l’aisselle, la nocivité des déodorants a été évoquée depuis longtemps. Cette nouvelle étude confirme les observations déjà effectuées sur des cellules humaines en 2012.
«La seule solution pour se prémunir est de choisir un produit exempt de sels d’aluminium qui sont toutefois un peu moins efficaces», conclut l’un des auteurs de l’étude, l’oncologue André-Pascal Sappino. On se munira donc de bonnes lunettes pour décrypter les composants figurant sur l’emballage, ou se reporter au tout récent test de déodorants sans composants critiques publié dans nos colonnes.
Pierre d'alun, pas mieux!
Quant à la pierre d’alun vendue généralement en pharmacie et désignée comme «potassium d’alun», «elle est tout aussi nocive que les déodorants industriels. Il s’agit en effet de la même substance chimique que les sels incriminés (d’où son efficacité), mais en concentration moindre», a expliqué le spécialiste à la rédaction de Bon à Savoir.
Les chercheurs vont poursuivre les recherches afin d’expliquer pourquoi les glandes mammaires présentent cette sensibilité particulière. Les autres tissus ne réagissent en effet pas de la même manière et ne présentent pas de risque de développer un cancer.
Claire Houriet Rime


