
Vade retro, nanoparticules!
A propos de l’article «De la crème pour faire venir le soleil» (7-8/16)
Je regrette que votre test ne prenne pas en compte la présence de nanoparticules pour la note finale. Le principe de précaution devrait s’appliquer automatiquement pour ces particules qui, on le sait, passent la barrière de la peau et entrent dans la circulation sanguine et même dans les cellules. Quand il s’agit d’enfants, il faudrait vraiment éviter ces nanoparticules dans les crèmes ou les dentifrices en attendant d’avoir plus de recul. Pour l’amiante, il a fallu des années avant qu’on se rende compte de sa dangerosité! Avant son décès prématuré, le Prof. Jürg Tschopp avait démontré que ces nanoparticules passaient la barrière de la peau, mais l’industrie n’a pas eu envie d’en savoir davantage Sophie Roy
Il est vrai que les nanoparticules ne sont pas anodines. On sait qu’elles peuvent déclencher des irritations, surtout au niveau pulmonaire. Raison pour laquelle il ne faut pas utiliser les sprays solaires pour les enfants, puisque les vapeurs pourraient être respirées et poser des problèmes. Au sujet des travaux du Prof. Jürg Tschopp, il faut savoir que son équipe a effectivement montré que les nanoparticules de dioxyde de titane présentaient des risques pour les poumons. Mais la migration par la peau n’a, dans ce cas, pas été établie. La rédaction

