
Faux paquet, vraie arnaque!
Des usurpateurs se font passer pour La Poste et prétendent qu’il faut appeler un numéro de téléphone surtaxé pour recevoir un colis.
«La dame s’annonce comme étant de La Poste et me dit que j’ai un paquet à retirer. Elle m’explique qu’il faut composer le 0901 55 25 53. Je lui réponds que ce numéro est payant et qu’il s’agit sûrement d’une arnaque. Elle me boucle au nez.» Comme cette lectrice vaudoise, de nombreux Romands ont reçu, cet été, un appel ou un email d’escrocs se faisant passer pour le géant jaune.
La Poste met en garde
La technique est toujours la même: les arnaqueurs prétendent que pour obtenir un code de confirmation qui permet de récupérer un colis, il faut composer le 0901 XXX XXX. Malheureusement, tout le monde ne sait pas, comme notre lectrice, qu’il s’agit d’un numéro surtaxé. Pire encore: il n’y a en réalité aucun paquet, mais l’appel peut coûter plusieurs francs par minute... Les victimes sont gardées en ligne autant longtemps que possible, se retrouvant parfois avec des factures importantes.
Dans un récent article du GHI, qui relate un fait similaire, La Poste rappelle que le facteur laisse toujours un avis de passage s’il y a un colis à chercher au guichet. En aucun cas il n’envoie d’email, de SMS ou demande d’appeler un 0901.
Le SECO peut agir en justice
Le phénomène a pris une telle ampleur que le SECO a publié une mise en garde sur son site internet. Dans celle-ci, il explique comment réagir si l’on estime avoir été pris au piège par un numéro surtaxé:
- Le premier réflexe est d’annoncer le cas à l’adresse email suivante: [email protected]. Les réclamations reçues peuvent permettre au SECO d’agir en justice.
- Il faut ensuite contester la facture auprès de son opérateur et écrire au fournisseur du numéro surtaxé. Pour l’identifier, le guichet virtuel de l’OFCOM est très utile. Malheureusement, certains numéros ne sont déjà plus attribués quand on les recherche. Les escrocs en changent, en effet, régulièrement.
- Si aucun arrangement n’est possible, l’organe de conciliation des télécommunications peut servir d’intermédiaire pour régler le litige.
Bernard Utz


