
12 parasols: le nez au vent, leur résistance s’envole
parasols Les douze modèles que nous avons testés protègent bien des UV, mais la moitié est trop fragile.
La première fonction d’un parasol est assurément de protéger des rayons du soleil. De ce point de vue, les résultats du test que nous avons mené en collaboration avec deux laboratoires sont bons: parmi les douze modèles sélectionnés, d’un diamètre compris entre 2 mètres et 2 mètres 50, onze ont reçu un diplôme d’excellence au critère de la protection contre les UV (note 6). Et le seul qui ne l’obtient pas, le Sunline III de Doppler, décroche tout de même une bonne note (5). Un résultat d’autant plus satisfaisant que, il y a sept ans, une enquête menée par nos confrères du magazine alémanique Gesundheitstipp avait démontré qu’un tiers d’entre eux ne filtrait pas suffisamment les UV. Les fabricants ont donc remédié au problème.
50 francs, c’est suffisant
Au final, c’est le Push Up de Glatz qui l’emporte, devant deux autres modèles de la même marque (voir tableau). A une seule exception près, tous les trois obtiennent des résultats «bon» à «très bon» à l’ensemble des critères. Le Standard termine deuxième, tout en coûtant moins de la moitié du prix du vainqueur. A l’exception d’une résistance au vent et à la déchirure un peu moindre, il n’a rien à envier au gagnant du test.
Tous les autres modèles ont écopé d’une note insuffisante sur un critère au moins. Pour les Florenz 2000 et Basic Easy II de Derby, il s’agit de la résistance à la déchirure: entre un tissu juste acceptable et la mauvaise qualité des coutures, ils obtiennent un résultat insuffisant (3.8) à cet égard.
Le Palermo de Lipo, de son côté, a été gravement malmené à l’épreuve de la résistance à l’ouverture/fermeture, au point de recevoir l’appréciation «mauvais» pour ce critère. Le mécanisme a commencé à se gripper aux alentours de la
60e fermeture du parasol. Et, comme le cordon de la manivelle s’est même rompu à la 300e ouverture, il n’était plus possible de tendre la toile.
Et une baleine en moins!
Si trois modèles – les Push Up et Alu Push de Glatz ainsi que celui de Garden Place – sont restés imperturbables face à un vent de 70 km/h, d’autres ont rendu les armes bien plus tôt: ainsi, les baleines du Billy de Micasa et du Basic Easy de Derby se sont tordues dès 50 km/h. L’une d’elles, sur le Palermo, a même pris la poudre d’escampette… Or, des bourrasques de 50 km/h se produisent fréquemment pendant les orages d’été. Raison pour laquelle les parasols qui n’ont pas supporté cette vitesse ont été jugés insuffisants sur ce point.
Si beaucoup sont donc trop sensibles au vent, la plupart ne craignent, en revanche, pas la rouille. A l’exception du Samsö d’Ikea et du Florenz 200 de Derby, qui se sont légèrement oxydés au niveau des joints articulés, les dix autres modèles ont brillamment supporté l’eau salée.
Les réactions des fabricants sont restées mesurées. Sans se prononcer sur les résultats concrets de notre test, Lipo a répondu que le Palermo a déjà été vendu des milliers de fois et sans réclamations de la part de ses acheteurs. Doppler – qui fabrique également les parasols de la marque Derby – et Coop déclarent, de leur côté, que leurs produits répondent à toutes les normes en vigueur.
Lukas Bertschi / vic
Bonus web: Comment choisir son parasol
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