
Des fringues sans passeport
24 avril 2013. L’effondrement des ateliers de confection textile du Rana Plaza, au Bangladesh, provoque la mort de 1130 ouvriers. La catastrophe met en lumière des conditions de travail misérables et le rôle que jouent les marques de vêtements. Pourquoi le consommateur n’est-il pas renseigné en toute transparence sur la provenance de ses habits? C’est la question à laquelle l’émission Vox Pop a tenté de répondre dans un reportage intitulé «Textile: made in opacité». La réponse est claire: les industriels n’ont aucun intérêt à améliorer la traçabilité de leurs produits, tant qu’ils n’y sont pas contraints. Ils seraient bien empruntés de devoir spécifier, par exemple, que le coton vient de Syrie, sachant qu’il participe au financement de l’Etat islamique qui en contrôle la production. L’étiquette devrait préciser aussi que l’assemblage du vêtement n’est pas fait en Europe, mais que le «made in France» ou «made in Italy» ne reflètent que le lieu de création du produit… yng
Vox Pop, «Textile: made in opacité»,17 avril, Arte

