
Harceleur puni
Amoureux éconduit d’une jeune femme, un individu a passé deux ans à l’appeler, la surveiller, contacter sa famille, ses amis et ses collègues pour répandre des propos calomniateurs à son sujet. Le triste sire a même emménagé tout près du domicile de la malheureuse, afin de pouvoir l’épier en permanence.
Après des mois de calvaire et des centaines de messages et d’appels – anonymes ou non –, la jeune femme a finalement porté plainte pénale. Bien lui en a pris, car la justice a condamné le harceleur à dix mois de prison. Ce dernier a écopé d’un sursis à condition qu’il n’ait plus aucun contact ni avec la victime ni avec ses proches. De surcroît, la jeune femme a obtenu des dommages-intérêts et une indemnité pour le tort moral qu’elle a subi.
Arrêt 6B_211/2016

