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Ces tests qui font couler de l’encre…

Quelle similitude entre une automobile et une imprimante? Dans les deux cas, la consommation d’essence, respectivement d’encre, est volontairement sous-estimée par les constructeurs… Exemple avec la très répandue cartouche HP 364: le modèle standard qui procure l’encre noire est censé imprimer 250 pages, 300 pour les encres de couleur. Un score difficile à atteindre, ce que laisse présager le petit astérisque renvoyant à la note: «Le rendement effectif dépend de l’imprimante et du type d’utilisation.»

Normal: les tests faits en laboratoire sont basés sur des documents normalisés où seulement 5% de la surface est imprimée, laissant logiquement 95% de blanc. Dès qu’on passe à des textes un peu plus fournis ou qu’on ajoute un graphique, l’addition monte inévitablement.

De même, l’impression couleur sur certains papiers photo exige nettement plus d’encre. Or, les laboratoires n’utilisent que du papier normal. Certaines imprimantes le détectent automatiquement et réduisent de même leur consommation. Or, c’est bien ce résultat qui sera pris en compte.

Autre dysfonctionnement dont on peine à croire qu’il n’est pas volontaire: le calcul de l’autonomie se fait en un seul et unique processus, jusqu’à épuisement de la cartouche. Dès lors, pas besoin de nettoyer et de purger les buses à la reprise du travail, une étape pourtant très gourmande en encre!

Enfin, certains constructeurs poussent le vice jusqu’à insérer une puce indiquant à la machine une date d’expiration. Une fois dépassée, impossible d’imprimer, quel que soit le volume d’encre encore présent! Les forums fourmillent d’exemples concrets, mais aussi d’astuces pour contourner le problème: avis aux amateurs! 

CB/CC

Lire aussi: «Faire le plein peut coûter cher», TCF 3/2015.