
Capteurs pour les nouvelles constructions
En quelques années, plusieurs cantons romands se sont dotés d’une loi sur l’énergie imposant d’installer des panneaux solaires sur les nouvelles constructions. Aujourd’hui, seuls les Valaisans et les Jurassiens ne sont pas soumis à une telle obligation, même si, du côté de Delémont, les choses pourraient changer prochainement. Mais, d’une législation à l’autre, les exigences ne sont pas les mêmes.
La plupart demandent à ce qu’une partie des besoins en eau chaude sanitaire soit couverte par des modules thermiques. Vaud et Genève ont fixé le minimum à 30%, tandis que Fribourg, Berne et Neuchâtel demandent 50%. Les formulations diffèrent passablement, mais tous les cantons mentionnent l’utilisation d’autres énergies renouvelables pour atteindre ces objectifs. Dans la majorité des cas, c’est bien l’option solaire qui sera conseillée ou la plus facilement applicable.
Vaud est le seul canton qui oblige ses propriétaires à produire au moins 20% de leurs besoins en électricité avec des panneaux photovoltaïques. De nouveau, d’autres énergies renouvelables peuvent être utilisées, mais, comme l’énergie doit être produite sur place, c’est souvent le choix des capteurs qui s’imposera. A noter que, dans certains cantons, comme Neuchâtel, le photovoltaïque peut remplacer le thermique, pour autant qu’une pompe à chaleur soit utilisée.
Concernant les rénovations, seul Genève demande d’atteindre les mêmes objectifs que pour les bâtiments neufs: 30% des besoins en eau chaude sanitaire doivent ainsi être couverts par des modules solaires si le propriétaire touche à son toit.
Bien souvent, les cantons qui ont les politiques énergétiques les plus contraignantes accompagnent leurs obligations par des subventions à la hauteur. Elles seront abordées dans le prochain numéro de Tout Compte Fait.
BU


