
Les gyropodes et les assurances
Les gyropodes et autres véhicules électriques à une ou à deux roues ont le vent en poupe, notamment auprès des adolescents. Reste que leur usage est souvent limité (lire notre article «Des piétons électromobiles», TCF 12/2015) et que les assureurs vont refuser de passer à la caisse si les dommages sont causés en situation illégitime. Ainsi, en cas d’accident sur la voie publique avec un engin qui n’est pas autorisé à y rouler, le détenteur du véhicule ne recevra rien de sa responsabilité civile et devra assumer les frais lui-même. En revanche, si l’accident a lieu sur un terrain privé fermé ou dans une cour de récréation clôturée, la RC de l’utilisateur ou de ses parents entrera en jeu.
Ces réserves ne concernent pas le Segway, le plus connu des gyropodes, car il doit être immatriculé au même titre qu’un motocycle (plaque de contrôle jaune), même s’il est prié d’emprunter les pistes ou les bandes cyclables. Il en va de même avec les rares trottinettes électriques qui ont pu être homologuées, mais qui sont considérées comme des vélos, et n’ont donc pas besoin d’être immatriculées.

