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Cotisations flexibles selon le budget du moment

Le rendement de la prévoyance professionnelle (2e pilier) est au plus bas. Et le Conseil fédéral veut, malgré le veto populaire exprimé en mars 2010, baisser le taux de conversion pour le calcul des rentes. Du coup, il n’y a plus qu’une solution: combler le déficit en augmentant le capital, grâce à des cotisations supplémentaires. Voilà pourquoi les caisses de pension sont de plus en plus nombreuses à proposer ce que la LPP autorise depuis 2006: le choix, pour l’assuré, entre trois plans de prévoyance au sein d’un même collectif. L’idée est de permettre à l’employé de payer un peu plus ou un peu moins en fonction de son budget, la part de l’employeur restant la même quelle que soit l’option choisie.

Prenons l’exemple de la caisse de pension de La Poste qui offre trois plans d’épargne. Pour la version «Standard», proposée d’office, un employé de 45 à 54 ans va verser une cotisation d’épargne correspondant à 10% du salaire assuré, tandis que La Poste fournira 14,5%. Avec le plan «Minus», la part de l’employé baisse à 6,5% et, avec le plan «Plus», elle passe à 12,6%.

Cette possibilité, que les caisses de pension ne sont pas obligées de proposer, est strictement encadrée.  Ainsi, la somme des cotisations (celles de l’employé et de l’employeur) du plan minimal doit représenter au moins les deux tiers de celle du plan maximal. Et la participation de l’employeur doit être la même pour les trois plans. Autrement dit: l’effort vient de l’employé exclusivement, qui peut ainsi adapter ses cotisations en fonction de son budget, puisqu’il peut passer d’un plan à l’autre à la fin de chaque année civile.

Autre possibilité plus courante et souvent évoquée dans notre magazine: le rachat de cotisations (lire notre article «Rachat du 2e pilier malgré un rendement de 1,25%», TCF 12/2015). Avantage: la somme ainsi investie est entièrement déductible de l’impôt sur le revenu. Mais cette démarche n’est possible que s’il y a des lacunes de prévoyance et elle bloque toute possibilité de retrait du capital (y compris partiellement, par exemple pour financer l’achat d’une maison) durant trois ans.

CC