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Réparer? Tu déconnes!

Tuto, selfie et végan ont l’honneur de s’immiscer dans le «Larousse» 2016. Ces petits nouveaux ont de beaux jours devant eux. Au contraire du mot «réparation» qui devient toujours plus abscons. Substantif du verbe «réparer» – lui aussi en voie d’extinction –, il définit l’acte qui consiste à «remettre en état ce qui a subi un dommage ou une détérioration». Quelle approche anachronique, pour ne pas dire primitive, alors qu’il suffit de jeter pour mieux racheter!

Même SuisseEnergie, plateforme centrale d’information dans le domaine de l’efficience énergétique, l’a compris. Dans son petit fascicule «Faut-il réparer ou remplacer les appareils électriques défectueux?» on y apprend qu’un frigo, un lave-vaisselle, un congélateur ou un lave-linge ne doit pas être retapé s’il a plus de 10 ans. Et sachez que, si les deux premiers nommés ont entre 8 et 10 ans, les frais ne doivent pas excéder 5% de leur prix neuf. Soit pas plus de 50 fr. pour un appareil qui aurait coûté 1000 fr.

Oui, Monsieur, dans ces cas-là – et bien d’autres d’ailleurs –, il faut savoir bazarder une machine et la remplacer par un modèle qui fait briller son efficacité énergétique avec un A suivi d’un maximum de «+». «Tout produit a besoin d’énergie pour sa fabrication, son transport, son stockage, sa vente, son élimination. Cette énergie grise peut être compensée de multiples manières sur une période de 4 à 10 ans si l’on utilise des appareils neufs efficients», prêche SuisseEnergie.

Si j’avais su… Moi qui pensais préserver les ressources naturelles en changeant le système de fermeture de mon lave-vaisselle âgé de 15 ans… A en croire les experts, j’ai jeté 60 balles à la poubelle, alors qu’il me suffisait de jeter gratuitement l’appareil à la casse. Décidément, chacun a une notion du gaspillage bien à lui.