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Organiser son vide-grenier…

Marché aux puces, vide-grenier, coffre ouvert… Nombreuses sont les options pour vider ses placards et remplir ses poches! Suivez nos conseils pour préparer une vente entre particuliers.

Livres poussiéreux sur l’étagère, vêtements encombrant l’armoire, jouets stockés à la cave… Il est temps de s’en débarrasser et de gagner, au passage, quelques sous! Pour ce faire, il existe deux grandes possibilités en Suisse romande, outre les traditionnels marchés aux puces.

  • Le vide-grenier, soit un rassemblement où les particuliers vendent les objets qui les encombrent.
  • Le coffre ouvert qui consiste, lui, à exposer dans le coffre de sa voiture, ou devant celui-ci, les babioles inutilisées, afin de les liquider à de modiques sommes.

Meubles, ustensiles de cuisine, électronique, bijoux, DVD… Tout y passe! Ce concept de recyclage attire un public varié. «Tout le monde est le bienvenu, explique Bertrand Sonnay, coordinateur du coffre ouvert de Villeneuve depuis 15 ans. Nous accueillons étudiants, séniors, commerçants, mais donnons la priorité aux familles et aux personnes avec mobilité réduite.»

L’objectif premier est donc de se défaire de ses vieilleries pour leur donner une seconde vie, tout en gagnant quelque argent. «Entre 80 fr. et 300 fr. la journée selon les produits et le public», confie Zoé Schäfli, une habituée des marchés aux puces biennois.

Etape numéro une: repérer un lieu et fixer une date*, puis s’informer auprès de l’organisateur. La place est généralement facturée selon la surface. A Villeneuve, le prix varie entre 5 fr. et 50 fr. selon le vendeur (tarifs préférentiels pour les enfants, par exemple). Si le stand n’est pas fourni, c’est à vous d’amener table, cartons ou nappe pour présenter votre marchandise.

Puis, vient la tâche la plus longue et la plus fastidieuse: le tri. Préférez les articles en bon état et propres, même s’il est possible de céder quelque chose de cassé à condition de le signaler. Selon les marchés, les produits neufs peuvent aussi être vendus. Les vêtements d’enfants ou les jeux vidéo vont partir plus facilement que les CD ou les objets de décoration. Mais qui ne tente rien n’a rien!

Le stand

La désignation de l’emplacement se fait par ordre d’arrivée: évitez, dès lors, la grasse matinée! Veillez à soigner la présentation du stand, afin de séduire les passants. Agencez les articles par famille, rangez les habits par couleur, style ou taille et fignolez les étiquettes où le prix est mentionné. Mettez en valeur les objets plus attractifs en hauteur ou sur le devant de l’étalage. Il est aussi recommandé de partager le stand avec un ami, afin de pouvoir le surveiller en permanence et se partager le travail. Sur le plan logistique, amenez une chaise, une bâche ou un parasol, selon la météo, et des sacs en plastique pour y glisser l’objet vendu. Et, surtout, prenez de la monnaie en quantité, un livret pour noter les transactions et une banane qui mettra l’argent en lieu sûr.

Les prix

Mieux vaut avoir une idée à l’avance. «Le prix dépend de l’état de l’article, de la marque et de l’intérêt porté par le client, explique Zoé Schäfli. Il m’arrive de le baisser si j’ai un coup de cœur: ça me fait plaisir qu’il puisse être utile de nouveau…» Il est possible d’élever un peu les tarifs avec des vêtements de marque peu portés, mais, pour le reste, il est conseillé de s’inspirer de ceux pratiqués sur les sites d’occasion. N’hésitez pas à faire un tour dans d’autres stands et, si besoin, à les adapter. «Attention tout de même à ne pas céder un objet précieux pour trois fois rien, prévient Bertrand Sonnay. Car des chineurs les achèteront pour les revendre plus cher!» La négociation, quant à elle, est presque inévitable: à vous de décider si le but est de vider le stock ou de faire de l’argent…

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