
Les pastilles de vitamines C sont quasiment inutiles
Durant la saison froide, de nombreuses personnes avalent des pastilles de vitamines C (acide ascorbique) en pensant prévenir les refroidissements et booster leur système immunitaire. Or, la prise préalable de ces compléments n’empêche en rien la survenue des rhumes et n’a que très peu d’incidences sur leur durée, expliquent les auteurs de l’ouvrage 100 Medizin-Mythen (gesundheitstipp.ch), paru récemment en Suisse alémanique.
Une analyse de plus de 30 études montre, ainsi, que la prise de doses élevées de vitamines C – plus de 200 mg par jour – n’influence pas le risque d’être victime d’un refroidissement. Les sportifs de haut niveau sont une exception, avec une réduction de moitié environ.
Une consommation antérieure à l’apparition des symptômes permettrait toutefois de diminuer légèrement leur durée, d’environ 10%, mais un peu plus chez les enfants que les adultes. En résumé, il faudrait donc avaler des compléments quotidiennement pendant des mois pour gagner une demi-journée sur un refroidissement de cinq jours, par exemple! Et, si la prise ne se fait qu’après l’apparition des premiers symptômes, l’effet est nul, autant au niveau de l’intensité que de la durée.
Un léger excès de vitamines C ne présente pas de risque pour la santé et sera évacué dans les urines. En quantités importantes, l’acide ascorbique peut, en revanche, provoquer des effets secondaires indésirables, notamment des douleurs au niveau de l’estomac et des intestins (diarrhées, crampes) ou encore des nausées ou des vomissements. Il pourrait également augmenter le risque de calculs rénaux.
Un être humain a besoin d’environ 100 mg de vitamines C par jour pour rester en bonne santé. Une alimentation équilibrée et variée permet d’atteindre facilement cet objectif. Cette quantité correspond, notamment, à une orange, deux kiwis ou à la moitié d’un poivron rouge. Le brocoli, le fenouil, le chou de Bruxelles, le chou frisé, les baies et les agrumes sont également riches en vitamine C.
SEB


