
Le temps contre la volatilité des actions
Quand on achète des actions, il faut être sûr de ne pas devoir les vendre à brève échéance. Plus l’intervalle est court, plus la perte risque, en effet, d’être élevée (voir tableau). Les rendements moyens des titres composant l’indice suisse SPI montrent, certes, un tassement du rendement annuel maximal sur la durée, mais aussi celui – bien plus spectaculaire – des pertes potentielles. Pour mémoire, le SPI englobe quelque 230 titres de participation des sociétés ayant leur siège en Suisse ou au Liechtenstein et négociés auprès de SIX Swiss Exchange.
En 2009, l’année la plus faste de cette période, un investisseur ayant acheté des actions pour les revendre après un an aurait ainsi réalisé un bénéfice de 54% sur son portefeuille. Mais attention: l’année précédente, en 2008, il aurait perdu 35% de sa mise!
Sur la durée, la volatilité diminue et les amplitudes s’amenuisent, puisque, à l’autre bout du tableau, sur dix ans, notre investisseur n’aurait, bien sûr, empoché «que» 19% pendant la décennie la plus favorable (années 1990). Mais il n’aurait perdu que 0,8% dans la pire des tranches (années 2000). Et, toujours sur dix ans, le meilleur rendement moyen aurait tout de même atteint 8,2%.
«Si l’on préfère le retrait, et la gestion du capital de sa caisse de pension à la rente, il va falloir le répartir judicieusement, explique Marc Mollard, spécialiste patrimonial à VZ VermögensZentrum. En prévoyant une part destinée à la consommation immédiate pour les dix premières années de la retraite, placée très sûrement à court terme et consommée progressivement. Et en plaçant le reste sur la durée, sans obligation de vente. Cela permet de prendre davantage de risques.»
CHR


