
Chutes sans impact
Entre septembre 2014 et septembre 2015, le cours de nombreuses matières premières a sensiblement chuté. Dans les métaux, le nickel est descendu de 42%, le cuivre de 25% et l’aluminium de 22%. Le pétrole a, lui aussi, furieusement dégringolé (-52%), tout comme le blé (-26%) ou le sucre (-25%). Or, ce n’est pas pour autant que les consommateurs en profitent, relève le magazine français Capital.
Certains paramètres peuvent l’expliquer, comme l’évolution des taux de change qui grignote parfois les marges. La part des matières premières dans le coût final des produits joue, lui aussi, un rôle: le blé a dégringolé de 26%, mais il ne représente que 6% des frais de fabrication du pain. Cependant, les consommateurs sont aussi victimes de certains acteurs qui profitent des effets du marché pour se sucrer au passage. Le prix du café arabica dans les commerces n’a, par exemple, pas bougé, alors que son cours a chuté de 25%! Idem pour la baisse de cotation du porc (-25%) ou du sucre (-35%) que les industriels et les distributeurs encaissent sur le dos des producteurs et des consommateurs…
Capital N˚ 290, novembre 2015


