
Pause obligatoire
travail
« Je travaille dans une entreprise à raison de huit heures et quinze minutes par jour, avec une heure de pause à midi. J’ai demandé à bénéficier d’un quart d’heure le matin, pour aller boire un café, mais mon employeur a refusé. En a-t-il le droit? »
Hélas oui. Si votre contrat, une convention collective ou un règlement interne à votre employeur ne prévoit pas de régime plus généreux, c’est en effet la loi qui s’applique en matière de pauses.
Le minimum légal dépend de la durée de la journée de travail. Dans votre situation – huit heures et quinze minutes – votre temps de pause quotidien doit au moins être de trente minutes. De ce fait, comme vous bénéficiez déjà d’une interruption d’une heure à midi, votre patron se montre même plus généreux que le minimum légal, et rien ne l’oblige à vous offrir davantage de répit.
Selon la loi, le barème des pauses incontournables est le suivant: pour une journée de travail de plus de cinq heures et demie, un quart d’heure doit être octroyé. Dès sept heures d’activité, le minimum est de trente minutes d’arrêt, puis d’une heure pour plus de neuf heures travaillées.
Ces périodes de repos ne comptent pas comme temps de travail. Le collaborateur peut donc en disposer librement. Seule exception: si la pause doit être prise à la place de travail, par exemple pour garder un œil sur une chaîne de production, elle doit faire partie du temps d’activité rémunéré.
Barbara Venditti


