
11 shampoings: brillants, mais pas au poil!
shampoings La plupart des produits testés font l’affaire pour des cheveux normaux. Certains contiennent toutefois des substances problématiques.
Lisses, bouclés, colorés ou naturels, il existe des shampoings pour toutes les chevelures, ou presque. Mais certains cheveux n’ont pas forcément besoin de soins spécifiques. Que valent, dès lors, les produits classiques destinés à un usage fréquent? Pour le savoir, nous avons testé onze d’entres eux.
Les résultats de l’expertise menée en laboratoire sont globalement bons. Les shampoings, dont les prix varient de 0.26 fr. à 5 fr. les 100 ml, se sont montrés particulièrement performants sur le critère de la brillance, mais également sur l’aptitude au peignage.
Un seul, toutefois, reçoit l’appréciation globale «très bon». Le I am Daily Care de Migros a remporté le test d’application avec une note de 5.8. Et c’est le seul produit, avec le Belherbal Soins Amande, qui ne contenait aucune substance problématique dans sa composition. Le Cien jour à jour de Lidl, de loin le moins cher du panel, obtient la deuxième place avec un seul parfum faiblement allergène détecté.
Forte déduction pour L’Oréal
A l’autre extrémité du tableau, on retrouve trois flacons qui ont écopé de l’appréciation «satisfaisant» seulement: Fraîcheur vivifiante de Timotei, Shampooing usage fréquent au millet de Weleda et Eltival Multivitamin de L’Oréal. Pour ce dernier, le test d’application s’est très bien passé, mais pas l’analyse approfondie des ingrédients. Le laboratoire a décelé des parabènes, des muscs polycycliques ainsi que sept parfums faiblement allergènes, ce qui lui a valu la déduction la plus importante du comparatif (1.4 point). La sanction s’est élevée à 1.1 point pour le Timotei et à 0.7 point pour le Weleda.
Par le passé, d’autres analyses en laboratoire avaient pointé du doigt la composition peu reluisante des shampoings. Le magazine allemand Öko-Test avait ainsi trouvé des muscs polycycliques dans quatre des vingt-cinq flacons examinés. Et huit contenaient des parfums susceptibles de provoquer des allergies.
Lois respectées
En réaction à nos résultats, les marques arguent que les ingrédients utilisés ne transgressent pas les lois et sont correctement déclarés. Guhl Ikebana écrit que les parabènes de sa recette rendent l’utilisation plus sûre en empêchant une contamination microbiologique. Selon Beiersdorf, qui fabrique les produits Nivea, les parfums sont ajoutés sporadiquement et de manière contrôlée. L’échantillon testé contenait pourtant de l’isoeugénol, une substance fortement allergène. De son côté, Unilever déclare avoir révu la composition du Timotei. Qui ne renferme plus de thiazolinone.
Huiles essentielles allergènes
Au rayon des cosmétiques naturels, les shampoings de Weleda et de Coop Naturaline contenaient, eux aussi, des parfums allergènes. Les deux protagonistes rétorquent qu’il s’agit de constituants naturels des huiles essentielles. Weleda ajoute que la concentration de ces substances dépend du moment de la récolte, de la zone de culture et du climat. Par conséquent, la teneur ne peut pas être contrôlée avec précision.
Du cinnamal, jugé fortement allergisant, a néanmoins été trouvé dans le flacon de Weleda. Or, selon les documents du produit, ce dernier n’en renferme pas. La teneur, il est vrai, se situe bien en deçà de la limite de déclaration exigée par la directive sur les cosmétiques de l’Union européenne.Notons, finalement, que nous
avions initialement retenu le Adriana Shampoo Classic de Aldi. Mais, comme la gamme a été remaniée et qu’il a disparu des étals, nous l’avons écarté de notre tableau. Le laboratoire n’y avait trouvé aucun composé problématique. Mais son efficacité moyenne, lors du test d’application, lui avait valu l’appréciation finale «satisfaisant».
Julia Wyss / ld
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