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Le vélo par mauvais temps

Pour continuer de pédaler malgré l’hiver qui approche, il faut se préparer. Habillement, visibilité ou bons réflexes: nos conseils.

«Il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits», dit une maxime nordique. Elle se révèle fort à propos pour les cyclistes qui souhaitent continuer de pédaler durant les mois les moins propices à la circulation. Le froid s’installant et la durée des jours se réduisant, les pendulaires à vélo ont avantage à appliquer quelques principes de bon sens. Avant, pendant et après le trajet.
• Avant de partir – Les jours où il est vraiment difficile d’affronter la météo sont plutôt rares. Néanmoins, il est préférable d’envisager un autre moyen de transport pour les quelques matins où le temps est vraiment trop mauvais. Le premier réflexe est donc de consulter la météo la veille, pour savoir, par exemple, si des risques de verglas doivent être considérés. Au début de la saison froide, il peut également être payant d’analyser l’itinéraire en prenant le temps de réfléchir à une série de questions. La route est-elle bien déneigée? Où se situent les zones glissantes à éviter (plaques, certains marquages au sol)? Existe-t-il un autre itinéraire plus sécurisé? Est-il nécessaire de prévoir plus de temps que d’habitude pour faire le trajet avec une vitesse adaptée à la météo?
• Habillement – Pour le haut du corps, le premier conseil est de multiplier les couches (technique dite de «l’oignon»). La première, en contact direct avec la peau, doit permettre de respirer et d’évacuer la transpiration: le polyester est donc, ici, plus indiqué que le coton. La deuxième épaisseur sert à conserver la chaleur corporelle: une polaire fera très bien l’affaire. Enfin, la veste, doit protéger contre le vent et l’humidité. Pour les jambes, un pantalon de pluie protège efficacement des projections d’eau et du vent.

Pour le reste, l’équipement hivernal standard est bien sûr recommandé: des gants flexibles, une écharpe et un bonnet mince (exprès pour le vélo) placé sous le casque, pour abriter les oreilles sans trop atténuer les bruits de la circulation. S’il neige ou pleut durant le trajet, des lunettes de sécurité peuvent également se révéler salvatrices.
• Visibilité et équipement – A cette période de l’année, il est fort probable que les déplacements pour aller ou revenir du travail se fassent de nuit. Il est, dès lors, impératif d’être bien visible des autres utilisateurs de la route. Un feu et un catadioptre à l’avant (blanc) et à l’arrière (rouge) du vélo ainsi que des réflecteurs sur les pédales et les rayons ou les pneus sont indispensables. Des vêtements clairs ou, mieux, réfléchissants, sont également recommandés.

Côté équipement, les pneus d’hiver pour vélos permettent aux plus audacieux de continuer de pédaler même si la route n’est pas correctement déneigée. Pourvus d’une gomme plus tendre et plus profilée (avec même des clous pour certains), ils offrent une meilleure adhérence. Prix approximatif: 50 fr. pièce.
• Sur le trajet et à la maison – Le but n’est pas de faire une performance sportive! Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas transpirer à grosses gouttes pour éviter de grelotter à l’arrivée. Prendre le temps sur la route permettra d’ailleurs d’anticiper les dangers de la circulation et la météo défavorable.

De retour à la maison, il faut prendre soin de sa monture. Le salage des routes en hiver peut, en effet, endommager certaines parties du vélo, comme la chaîne et les freins. Vélosuisse recommande un lavage hebdomadaire au jet d’eau. Il ne faudra pas non plus oublier de graisser la chaîne.

Enfin, il est indispensable de réaliser qu’une grande partie des cyclistes sont aussi des automobilistes. En changeant de mode de transport, ils veilleront donc à être attentifs aux usagers de la route devenus (provisoirement) plus vulnérables qu’eux.

Bernard Utz