
Le «minimum vital social» révisé
Le «minimum vital social» permettant «d’assurer la survie physique, mais également permettre la participation à la vie sociale et professionnelle» est fixé en fonction des normes édictées par la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). Or, elles sont en cours de révision, notamment sous la pression politique des partis de droite sur les coûts de l’aide sociale, ce qui aura une répercussion sur deux catégories de personnes.
- Le montant en faveur des jeunes adultes jusqu’à 25 ans et vivant dans leur propre ménage a, notamment, été abaissé de 20%, passant de 986 fr. à 789 fr.
- Et celui des ménages de six personnes et plus sera réduit de 76 fr. par membre de la famille (donc de 456 fr. pour six personnes).
De plus, dans des cas graves, les possibilités de sanction seront augmentées jusqu’à 30%.
Ces modifications seront mises en œuvre par les cantons dès le 1er janvier 2016. Elles devraient permettre d’économiser 50 millions de francs, ce qui correspond à 2% des 2,5 milliards du budget de l’aide sociale.
Une deuxième étape sera discutée l’an prochain et entrera en vigueur en janvier 2017. Elle concerne, notamment, les prestations «circonstancielles», une réduction des effets de seuil et le loyer maximal déductible.

