
Des applis pour rouler futé
Les automobilistes peuvent installer sur leur smartphone des outils pour s’informer des conditions de la circulation. Mais que valent-ils?
Le parc de véhicules suisse augmente chaque année et atteignait 4,4 millions de voitures de tourisme en 2014. Mais l’infrastructure routière ne suit pas. Conséquence inéluctable: des routes toujours plus chargées et des automobilistes agacés derrière leur volant. Vous en avez peut-être fait les frais lors du retour de vos vacances! Les nouvelles technologies peuvent vous aider. Petite sélection de quatre outils compatibles avec les iPhone ou les appareils Android.
> TCS Trafic/ RTS Trafic
Editées toutes les deux par Viasuisse SA, les applications du Touring Club Suisse et de la RTS sont quasi identiques. Elles proposent une carte ou une liste des informations routières. L’utilisateur choisit le genre de données à afficher, que cela soit la situation du trafic, les chantiers ou encore l’accès aux cols ou aux tunnels. Il est aussi possible de visionner différentes webcams présentes sur le réseau suisse.
Cette option déçoit quelque peu: seule une caméra du tunnel du Grand-Saint-Bernard est disponible sur le territoire romand.
Pratique, le système de notification permet de sélectionner certains tronçons. Il est ainsi possible de n’être averti que lorsqu’un pépin arrive entre Genève et Lausanne. Un bémol cependant: les messages reçus ne s’affichent pas complètement lors de la réception de la notification, et il est nécessaire de cliquer dessus pour afficher le texte complet. De plus, ils ne renvoient pas toujours à des données présentes sur la carte de l’application.
Et, lors de notre test, un cortège d’enfants paralysant une partie du centre-ville de Lausanne n’était tout simplement pas mentionné!
> Waze
Plus qu’une simple application, Waze est une communauté où chacun peut ajouter des informations routières. Une fois qu’il l’a lancée, l’utilisateur partage automatiquement sa vitesse de déplacement et, s’il le souhaite, des données supplémentaires, comme des ralentissements ou des routes fermées. Le système est à double tranchant: si, d’un côté, les données sont très actuelles et mises à jour en direct, elles sont lacunaires dans les régions où les utilisateurs sont moins nombreux.
L’outil fonctionne comme une carte ou en mode navigation. Dans ce deuxième cas, une voix guide l’automobiliste et indique les éventuels soucis sur le trajet. Et l’itinéraire s’adapte automatiquement lorsque les conditions changent sur la route. Lors de nos différents tests, principalement sur l’Arc lémanique, nous avons été «surpris en bien» de l’importance de la communauté en Suisse romande et, par conséquent, du nombre d’informations présentes.
Du côté des défauts, on signalera l’affichage de quelques publicités insérées directement sur la carte (garages, fast-foods, etc.) ainsi que du manque de lisibilité. Certains seront peut-être aussi dérangés par le caractère très enfantin des infographies. Enfin, les plus méfiants seront réticents à publier des données personnelles concernant leur navigation, même si l’application, rachetée par le géant Google en 2013, certifie ne jamais transmettre les données à des tiers.
> Swiss-Traffic
Les informations présentées sur une carte sont fournies et de qualité avec, en plus, des travaux ou des ralentissements, les manifestations ponctuelles ainsi que les limitations de vitesse. Il est également possible d’utiliser l’application en mode itinéraire: les données routières s’affichent ainsi en fonction du trajet.
L’outil propose des options supplémentaires, comme une alerte lors d’un dépassement de vitesse de plus de 5% ou encore des prévisions météo. Malheureusement, l’application qui se dit «gratuite» ne l’est que pendant les deux premiers jours d’utilisation. Il est possible de gagner cinq jours supplémentaires en enregistrant son numéro de téléphone, mais il en coûtera ensuite 15 fr. pour un mois ou 120 fr. pour une année, ce qui représente des sommes relativement élevées pour ce genre de produit. A noter qu’il existe une version allégée et moins onéreuse à 4 fr./mois (Swiss Traffic Messenger).
Loïc Delacour
Bonus web: Indication des radars proscrite


