
Chute de balcon mal assurée
Une couverture à 100% de l’assurance accidents n’est pas automatique, preuve en est le cas suivant. En janvier 2013, un Valaisan a chuté de son balcon en pleine nuit.
Tombé du troisième étage, il a subi un polytraumatisme sévère avec des fractures multiples et un traumatisme cranio-cérébral. A-t-il eu un malaise le faisant basculer dans le vide? Non, semble-t-il, puisqu’il a été vu accroché au parapet situé au-dessous de la balustrade avant qu’elle ne cède.
La justice a donc dû trancher. Selon les preuves à disposition, «l’assuré a délibérément franchi la balustrade du balcon, s’exposant ainsi à un danger particulièrement important, de sorte que la chute est la conséquence d’un comportement téméraire, ce qui justifie la réduction des prestations de 50% à l’assurance accidents, peut-on lire dans la dernière newsletter du Droit pour le praticien de l’Université de Neuchâtel.

