
Monsieur Prix tance les banques
Les banques suisses sont «invitées à supprimer les frais de clôture des comptes et à baisser leurs frais de transfert de titres». Le surveillant des prix de la Confédération n’y va pas par quatre chemins. Il estime, en effet, que les institutions financières jouent le jeu de la concurrence pour les frais de gestion, mais que les tarifs pour fermer un compte ou transférer des titres sont disproportionnés. Or, ces prix, souvent cachés à l’ouverture de la relation bancaire, visent davantage à rendre les clients captifs qu’à couvrir le coût véritable des transactions. «Depuis quand faut-il payer pour mettre fin à un contrat?» interroge ainsi l’expert. Quant aux transferts de titres, incontournables lors d’un divorce ou d’une succession, ils varient entre 750 fr. et 3000 fr. pour un portefeuille de 60 000 fr. composé de cinq titres suisses et de dix étrangers. C’est hors de prix, comparé aux coûts réels de ces transactions, conclut Stefan Meierhans (photo), alias Monsieur Prix.


