
Les timbres ne se périment pas
Amateur de philatélie, Martin Steib aime particulièrement garnir ses missives de vieux timbres de collection. En mai dernier, il se rend à La Poste de Coppet (VD) pour faire tamponner un envoi composé de cinq timbres, d’une valeur totale de 85 ct. L’un deux, d’une valeur de 5 ct., est issu d’un ancien automate du géant jaune. «Celui-ci n’est plus valable», l’informe un premier guichetier. Son supérieur confirme, dans la foulée. Il est vrai que le dernier automate du pays a disparu il y a quatre ans. Les timbres qui en sont issus sont-ils, pour autant, périmés? «Pas du tout. Ils ont, comme les autres, une validité illimitée, corrige Nathalie Dérobert Felley, porte-parole de l’entreprise. Il doit s’agir d’une erreur du personnel au guichet.» Seuls les timbres dont la valeur s’est effacée peuvent être refusés. Mieux vaut se rendre dans un office de poste pour les échanger si l’impression commence à disparaître.

