
Etat d’alerte permanent
Nous vivons sur une planète magnifique où tout le monde nous veut du bien! C’est, du moins, l’impression que le vacancier doit avoir lorsqu’il règle le montant de son futur voyage et qu’il énumère tous les prestataires qui prétendent assurer une éventuelle annulation de dernière minute: l’émetteur de sa carte de crédit, son club automobile, un assureur classique, etc. Il y a tant de monde qui se pousse au portillon qu’on en viendrait presque à craindre un doublon… Or, à y voir de plus près, les promesses sont rarement tenues sans de sérieuses restrictions ou un supplément de primes (lire pages 14 et 15).
Cet exemple prouve, une fois encore, que le consommateur n’a pas le choix: il doit constamment être sur ses gardes, comparer les prix et éplucher les conditions générales de tout ce qui l’engage pour faire le bon choix. En évitant, pour commencer, de croire que ce qui est cher est forcément meilleur. La preuve dans notre enquête sur les fonds immobiliers, où nous démontrons clairement que ceux qui affichent les frais de gestion les plus élevés ne font pas de même avec le rendement (lire pages 4 et 5). Ou encore dans notre test des cisailles électriques pour couper les bordures d’herbe et tailler les buissons, où le modèle classé quatrième est presque aussi bon que le premier, mais coûte trois fois moins cher (lire pages 20 et 21).
C’est un travail astreignant – même si Tout Compte Fait facilite la tâche – mais gratifiant, tant pour le portemonnaie que pour le moral. Marre de trop payer pour rien, ras le bol de se faire prendre pour un pigeon! Alors, vivement les vacances pour relâcher cet état d’alerte permanent. Quoique…
Christian Chevrtolet

