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Indiquer le prix dans la vitrine n’est pas optionnel

Les magasins de seconde main ne font pas exception: ils doivent, eux aussi, indiquer le coût de chaque objet en vente.

«Je constate depuis longtemps que plusieurs magasins de seconde main n’ont aucun prix affiché dans leurs vitrines. Ce type d’échoppe n’a-t-il pas besoin de le faire?», se demande une lectrice domiciliée dans la capitale vaudoise. Elle a constaté cette absence à plusieurs reprises et à plusieurs endroits, notamment le long de l’avenue des Alpes.

En la matière, l’Ordonnance sur l’indication des prix (OIP) est pourtant formelle: le prix à payer effectivement pour les marchandises offertes au consommateur doit bien être indiqué (art. 3). Seules les marchandises vendues aux enchères y échappent, logiquement. Mais pas les magasins qui écoulent des articles d’occasion. La loi est même particulièrement claire pour les produits présentés dans les vitrines: les prix de détail doivent être aisément lisibles de l’extérieur. Ainsi, le fait que le même article soit disponible et étiqueté dans les rayons du magasin ne suffit pas.

Grande distribution: le prix sur le rayon suffit

Hors vitrines, la loi est, en revanche, plus tolérante quant au mode d’affichage du prix: il peut être indiqué sur la marchandise elle-même, mais aussi à proximité, sur le rayon par exemple. Cette largesse a d’ailleurs permis aux grands distributeurs – Coop et Migros en tête, respectivement dès 2001 et 2009 – de renoncer à étiqueter les produits, au grand dam des consommateurs. Ceux-ci doivent, depuis, attendre de passer à la caisse pour voir si le prix payé correspond bien à celui indiqué sur le rayon.

Enfin, les articles dont le coût dépasse 5000 fr. ont aussi droit à un régime de faveur: leur étiquetage n’est pas obligatoire, y compris en vitrine, à condition que leur prix soit communiqué sous une autre forme facile à consulter, par exemple dans un catalogue à disposition dans le magasin.

Amende salée possible

Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie, ce sont les cantons qui sont responsables de surveiller que l’affichage des prix est bien respecté. Le cas échéant, ils peuvent infliger aux contrevenants une amende qui peut aller jusqu’à 20 000 fr.

Vincent Cherpillod