
Rendre son véhicule sans accro
A la fin d’un leasing, un procès-verbal est établi. Pour éviter des coûts supplémentaires, il faut bien se préparer.
Un leasing, c’est un peu comme la location d’un appartement. D’ailleurs, à l’époque, on ne parlait pas de «leasing» mais de «crédit-bail». Concrètement, on paie une somme chaque mois pour bénéficier d’un bien et, à la fin du contrat, on le rend à son propriétaire.
Dans la majorité des cas, toutefois, les clients optent pour un leasing «détourné», une sorte de location-vente (lire encadré). Mais, légalement, seul le «vrai» leasing est autorisé. Ainsi, au moment de restituer son véhicule, le fournisseur établit, en principe, un procès-verbal, une sorte d’état des lieux. Et c’est là qu’il faut faire attention en vérifiant soigneusement le document avant de le signer, sous peine de devoir prendre en charge des frais inattendus.
Usure normale ou excessive
Généralement, le preneur de leasing doit assumer tous les services et toutes les réparations nécessaires à la bonne conservation du véhicule. Il doit donc rendre la voiture en bon état, car seuls les dommages superficiels sont tolérés, comme les petites égratignures causées par des cailloux, l’usure des plaquettes de freins, etc.
A l’inverse, le client doit prendre à sa charge les dégâts dont il est responsable et ceux résultant d’une usure excessive, comme les rayures profondes sur la carrosserie, les dégâts importants dans l’habitacle (sièges déchirés) ou une profondeur du profil des pneus insuffisante.
En général, les sociétés de leasing mettent à disposition des catalogues listant les dommages tolérés ou non, qu’il convient de consulter attentivement avant de signer le contrat, afin de ne pas être surpris au moment de rendre son véhicule.
Se préparer pour ne pas casquer
Lors de l’établissement du procès-verbal, il peut arriver que les deux parties ne soient pas d’accord. Dans ce cas-là, le client doit s’abstenir d’y apposer sa signature. Et, comme le conseille Pascal Berchtold, expert au TCS, le mieux est de faire appel à un expert indépendant, en se rappelant, toutefois, qu’une telle démarche peut s’avérer coûteuse.
Pour éviter tout désaccord, il est donc recommandé de bien préparer la remise de son véhicule. Il faut, notamment, procéder à son nettoyage complet, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, et à ne pas oublier tous les accessoires et les pièces qui vont avec lui. On pensera donc à remettre le jeu de clés complet, le permis de circulation, les livres de bord et les notices techniques. Mais également à s’assurer que la roue de secours est bien en place, tout comme les tapis de sol ou les outils de bord.
Gare aux frais en sus!
A la signature d’un contrat de leasing, une caution est souvent exigée afin de couvrir d’éventuels dommages dépassant l’usure normale, mais aussi pour payer des redevances non réglées et, surtout, s’acquitter des kilomètres supplémentaires parcourus au-delà du quota annuel prévu dans le contrat.
Si la limite est dépassée, il faut s’attendre à débourser de grosses sommes, puisque la surtaxe s’étend de 20 ct. à 40 ct. par kilomètre en sus. Il est donc essentiel d’évaluer correctement les distances qu’on pense parcourir.
Marie Tschumi


