
De l’AVS à Compostelle
Le mois dernier, dans ce même espace, nous regrettions qu’il soit impossible de calculer, sans avoir fait maths sup, la répartition d’une plus-value immobilière en cas de divorce.
Eh bien, mes amis, les choses ne s’arrangent guère lorsqu’il s’agit de chiffrer le partage du bonus éducatif lors d’une séparation aussi (lire pages 14 et 15) ou d’évaluer les cotisations à payer pour l’AVS lors d’une retraite anticipée (lire pages 12 et 13). Avec beaucoup de persévérance et de bonnes lectures (Tout Compte Fait notamment…), on y parvient, certes, mais il faut vraiment s’accrocher!
On pourrait en rire, ou – pire encore – s’en laver les mains, si ce n’est que, à force d’assimiler la moindre démarche administrative à un calvaire cérébral, on risque de contourner le problème et d’en oublier, parfois, l’essentiel. Par exemple, protéger son conjoint en amont, c’est-à-dire avant le décès, tant les possibilités sont ensuite restreintes et compliquées (lire page 11). Et, là, l’obstacle principal n’est ni législatif ni mathématique, mais bien d’ordre psychologique, puisqu’il consiste à avoir – en plein bonheur – le courage de se projeter dans un avenir à vivre sans l’autre.
Pour ne pas qu’il soit dit que votre magazine se complaise dans la difficulté et les mauvaises nouvelles, relevons que, jamais, il n’a été aussi simple d’apprendre une langue sans passer par une école (lire page 29) et d’écouter de la musique ou de regarder un film à peu près n’importe où (lire pages 22 et 23). Et larguons les pesticides et autres cochonneries de même acabit pour les remplacer par des insectes (lire pages 18 et 19) ou partons méditer sur les côtés positifs de la vie en marchant sur l’un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (lire page 31).
Christian Chevrolet

