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13 paquets de crevettes surgelées: des crustacés inoffensifs pour la santé

crevettes Nos analyses montrent qu’elles contiennent très peu de substances toxiques et de germes. Mais leur exploitation n’est pas sans poser des problèmes écologiques.

Elles s’apprécient pour leur goût et contiennent essentiellement de l’eau, des protéines et peu de graisse. Rien d’étonnant dès lors que 9000 tonnes de crevettes atterrissent dans les assiettes des Suisses, chaque année. La plupart d’entre elles sont décortiquées après avoir été capturées, puis cuites et congelées. Ce procédé offre un gain de temps aux consommateurs et permet d’assurer une meilleure fraîcheur. Il faut néanmoins rester vigilant, car la prolifération des germes est rapide  *. Et rien ne nous assure qu’elles ne sont pas chargées de substances toxiques.
Nous avons donc analysé treize sortes pour savoir si elles renfermaient des traces de pesticides, de dioxines, de conservateurs, de métaux lourds et de bactéries (lire encadré). Les méthodes d’analyse utilisées ici sont tellement précises qu’elles sont capables de déceler les moindres résidus de toxines. Notre classement est donc intransigeant, puisque même des traces insignifiantes de composants potentiellement nocifs ont mené à des dépréciations.

Pas de danger

Dans tous les cas, les données obtenues sont très réjouissantes. Six des treize produits en étaient totalement exempts. Dans les Crevettes Tail on de Migros, le laboratoire a trouvé de très petites quantités de Diuron, un désherbant utilisé contre la croissance des algues. A ce propos, le détaillant dit vouloir éclaircir la situation et prendre éventuellement des mesures.

Dans trois autres échantillons, le laboratoire a repéré de petits résidus de dioxines. Mais il n’a jamais trouvé des bactéries dangereuses comme la listéria. Et, seuls deux produits comportaient un nombre de germes quelque peu supérieur aux autres. Enfin, les experts ont trouvé des traces d’arsenic dans cinq emballages. Mais d’un genre très peu toxique.

Limiter sa consommation

Malgré ces excellents résultats, ce n’est pas pour autant qu’il faut en consommer tous les jours. Qu’elles proviennent d’élevages ou de milieux sauvages, et même si elles sont certifiées et issues d’exploitations biologiques, les répercussions sur l’environnement sont désastreuses.

  • Culture sauvage
    Dans la pêche en milieux naturels, le problème majeur reste les prises accidentelles. Les crevettes vivent dans les fonds marins et la plupart des espèces atteignent au maximum 12 cm. Pour pouvoir les capturer, les pêcheurs utilisent le chalut de fond. Par conséquent, de nombreuses espèces sont ramassées sans le vouloir. Celles-ci meurent et sont balancées par-
    dessus bord ou alors transformées en aliments pour animaux. Selon le WWF, jusqu’à 9 kg de crevettes nordiques peuvent être prises accidentellement. Et, dans les tropiques, cette proportion est encore plus élevée.

  • Culture d’élevage
    En milieu naturel, les crevettes mangent principalement des petits crustacés et des algues. Dans les cultures d’élevage, elles sont surtout nourries avec des farines de poissons, ce qui favorise la diminution des espèces marines. Par ailleurs, l’exiguïté des bassins facilite la propagation des maladies. Et, pour les contrer, les éleveurs utilisent des médicaments. Ceux-ci se propagent alors dans les eaux et polluent les mers.

A noter que les exploitations certifiées ne peuvent utiliser que de la nourriture issue de sources durables. Et l’emploi de médicaments et de composés chimiques est réglementé.

Andreas Schildknecht / mt

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