
Bon... à rien
«Des amis nous ont offert un bon-cadeau pour un atelier-pâtisserie. Nous avons pris contact avec le pâtissier et convenu d’un jour pour l’atelier. Or, le jour J, en arrivant sur place, le responsable nous a dit qu’il y avait eu un problème avec notre inscription et que l’atelier ne pouvait pas avoir lieu. Pouvons-nous exiger un dédommagement, même s’il s’agit d’un bon?»
Oui, car ce bon a bien été payé à un moment ou à un autre, par vos amis en l’occurrence. Et quoi qu’il en soit, la pâtisserie, en émettant ce bon, s’est engagée pour une prestation qu’elle doit honorer.
Or, dans le cas précis, il s’agit clairement d’une inexécution contractuelle, puisque vous n’avez pas pu bénéficier du cours de pâtisserie auquel le bon vous donnait droit. Il faudrait encore vérifier si le bon lui-même ou d’éventuelles conditions générales y relatives excluent toute responsabilité en cas d’annulation.
Mais si ce n’est pas le cas – et en l’état, tout semble indiquer que la pâtisserie a simplement commis une erreur de planning – vous pouvez à bon droit exiger un dédommagement pour le désagrément subi du fait de cette annulation. Par exemple les frais de déplacement si vous êtes venus de loin, a journée de travail perdue si vous avez pris congé, les frais de garde si vous avez dû confier vos enfants à une babysitter, etc…
Kim Vallon


