Une famille souffrait de brûlures aux yeux et de maux de tête après avoir installé un parquet en chêne brûlé. Elle l’a donc remplacé par du bois naturel, et tout est rentré dans l’ordre. Intrigué, nos confrères du magazine K-tipp ont fait testé le parquet incriminé. Résultat: il est chargé de substances problématiques. Le laboratoire a trouvé de grandes quantités d’ammoniac, soit 0,446 mg/m3, alors que l’Institut allemand pour les techniques du bâtiment recommande de ne pas dépasser 0,1 mg/m3. Des composés organiques volatils (COV) ont par ailleurs été détectés, susceptibles d’irriter les yeux et les voies respiratoires.
Pour éviter que les toxines ne s’invitent dans la maison, voici quelques mesures de précaution.
- Prêter attention à l’odeur au moment d’acheter des meubles, des tapis et d’autres revêtements de sol.
- Acheter du mobilier en bois massif. L’aggloméré renferme fréquemment des colles chargées de substances problématiques.
- Retirer entièrement l’ancien parquet de la maison avant une rénovation. Il peut être la source de mauvaises émanations.
- Se renseigner sur les produits à utiliser pour traiter les meubles et les sols en bois.
- Rénover et construire, si possible pendant la saison chaude, pour pouvoir aérer les pièces trois à cinq fois par jour pendant plusieurs minutes.
- Attendre, si possible, quatre semaines avant d’habiter une pièce fraîchement repeinte.
- Se renseigner sur les ingrédients qui composent les matériaux et ne pas se fier aveuglément aux mentions «bio» ou «nature».