
Voraces, les parcomètres!
Notre comparatif des coûts de parcage en Suisse romande montre que les chefs-lieux vaudois et genevois sont les plus chers. Lausanne détient le record.
En novembre 2014, comme si de rien n’était, Lausanne a prolongé d’une heure la période payante de ses places de stationnement, pour l’étendre jusqu’à 20 heures, au grand dam des automobilistes. Pourtant, malgré ce changement, la capitale vaudoise n’est pas la plus extrême en la matière…
Nous avons comparé les horaires et les tarifs des parcomètres dans une vingtaine de villes de Suisse romande. Notre tableau montre qu’il n’existe aucune harmonisation. Si, un peu partout, il faut payer jusqu’à 19 heures, la limite est fixée à 21 heures à Neuchâtel, et même à 22 heures sur la place du Marché à Vevey!
De 20 ct. à 3 fr.
Les tarifs aussi échappent à toute logique. Les plus chanceux ne déboursent rien au Locle et à La Chaux-de-Fonds, où le stationnement est gratuit, ainsi qu’à Villars-sur-Glâne, qui ne connaît que le système de zone à disque à durée limitée. Mais, à l’autre extrême, les automobilistes paient le prix fort à Genève et à Lausanne, soit respectivement 2.80 fr. et 3 fr. l’heure!
Toutefois, dans le chef-lieu vaudois comme dans d’autres villes de Suisse romande, le tarif horaire n’est pas partout identique. A Porrentruy par exemple, 50 ct. suffisent pour se parquer en périphérie, mais, dans la vieille ville, il faut s’acquitter du double. A Renens également, les usagers ne doivent payer que 20 ct. dans certains parkings communaux et pas moins de 3 fr. dans quelques quartiers, comme celui de la Mèbre.
20 minutes au maximum
Notons également que les tarifs retenus dans ce comparatif ne se rapportent qu’à la première heure de stationnement, mais qu’ils augmentent parfois au fil du temps. Par exemple, dans le centre de Bulle, la deuxième heure coûte le double (2 fr.) et, à Martigny, il faut débourser 3.50 fr. pour deux heures.
Par ailleurs, dans de nombreuses villes (Bienne, Montreux, Neuchâtel, Nyon, Pully, Yverdon, etc.), le temps maximum autorisé est parfois de 20, voire de 30 minutes seulement. A l’inverse, certaines agglomérations (Vernier et Neuchâtel notamment) autorisent, par endroits, le parcage payant
illimité.
Marie Tschumi


