
Le constat à l’amiable bientôt sur smartphone
On devrait toujours en avoir un exemplaire dans son véhicule. Car, en l’absence de blessés ou de dégâts particuliers (glissière, etc.), le Constat européen d’accident – communément appelé «constat à l’amiable» – est la meilleure manière de régler efficacement un litige. Mais, souvent, il faut un accrochage pour qu’on regrette que le fameux document bleu ne soit pas au fond de la boîte à gants.
La Suisse à la traîne
Ce temps sera bientôt révolu avec l’apparition d’une application pour smartphone qui fait le même travail que la version papier. Développé par le groupement de divers assureurs européens Euresa, le e-constat a été officiellement adopté par les assureurs français. Il se remplit de la même façon que le formulaire classique et peut être directement envoyé aux assurances des conducteurs impliqués.
En Suisse, cette solution numérique n’est pas pour demain. Par la voix de sa porte-parole, Sabine Alder, l’Association suisse d’assurances (ASA) dit avoir pris connaissance du lancement de cette application: «Les assureurs sont en train d’examiner ce projet. Il est donc encore trop tôt, pour nous, de nous prononcer sur un lancement en Suisse et les délais.»
A remplir soigneusement
Pour mémoire, le constat à l’amiable ne vise pas à établir les parts de responsabilité, mais à décrire précisément les faits tels qu’ils se sont déroulés. C’est sur cette base que les assurances prennent, ensuite, position. D’où la nécessité de bien remplir le formulaire. Les données des conducteurs et des véhicules, le croquis de l’accident, les circonstances (cases à cocher), les dégâts apparents et les témoins éventuels sont particulièrement importants. Tout comme les signatures indispensables des deux conducteurs.


