
Travailler, c’est s’intégrer
Séparé après quatre ans de mariage, un ressortissant tunisien s’est vu refuser la prolongation de son permis de séjour pour cause d’intégration insuffisante.
Même s’il parle la langue du pays et qu’il n’a cumulé ni poursuites ni condamnations pénales, cela ne suffit pas. Il aurait encore dû apporter la preuve de son indépendance financière. Or, jusqu’à sa séparation, il a vécu de l’aide sociale et de quelques emplois temporaires ainsi que des ressources de son épouse.
Au moment du jugement, il n’avait pas non plus de domicile fixe. Et, en vue d’obtenir une prolongation de son permis, le requérant avait harcelé sa conjointe de manière répétée afin qu’elle accepte de reprendre la vie commune.
Par conséquent, la Haute Cour a considéré que l’intégration n’était pas réussie, et a donc exclu la poursuite d’un séjour en Suisse.
Arrêt 2C_391/2014 du 4 décembre 2014

