
L’escargot arobase & Co
Les icônes présentes sur les interfaces de nos ordinateurs, de nos tablettes et de nos smartphones ont parfois une origine inattendue. Voici quelques exemples.
L’arobase est probablement l’une des touches les plus utilisées. Appelée «escargot» en italien et «queue de singe» en allemand, la boucle du «at» était employée au VIe siècle déjà par les moines pour convertir le terme latin «ad» (à, vers) en un seul trait de plume. Le sigle a ensuite évolué et s’est imposé dans les échanges commerciaux pour signifier «au prix de».
En 1885, l’arobase est apparue sur les machines à écrire pour, ensuite, tomber dans les ténèbres jusqu’à ce que Ray Tomlinson la ressuscite en 1971, en créant les premières adresses électroniques. Symbole par excellence de la communication électronique, le @ fait partie intégrante de la collection permanente du Musée d’art moderne de New York (MOMA) depuis 2010.
Défini par la Commission internationale d’électrotechnique (IEC), le bouton marche/arrêt représente le chiffre «1» à cheval sur un «0». Il s’inspire des premiers interrupteurs électriques. Qui étaient en effet composés d’un bouton à bascule: un côté était utilisé pour mettre le courant en route, l’autre pour le couper. «1» signifie donc «marche» et «0» «arrêt».
L’icône du câble USB s’inspire du trident de Neptune. Le cercle, le triangle et le carré indiquent quels genres d’appareils électroniques peuvent être connectés.
Le fameux raccourci clavier des Mac a été adopté par Steve Jobs en 1983 pour remplacer la pomme trop omniprésente à son goût. Il représente la croix de saint Hannes.
Ce symbole est utilisé dans les pays nordiques et scandinaves pour signaler des lieux d’intérêt.
Le sigle du Bluetooth s’inspire de l’alphabet runique et désigne les initiales du roi Harald I de Danemark, dit la dent bleue, célèbre pour avoir unifié les tribus danoises dans un même royaume. Ici, il est employé pour signifier des appareils qui sont reliés entre eux.


