
La jungle tarifaire des bus romands
En Suisse romande, les grandes villes disposent toutes d’un réseau de bus. Lausanne a la particularité d’avoir, en plus, des métros et Genève des trams. Les entreprises qui les exploitent font toutes partie d’une communauté tarifaire qui englobe d’autres prestataires (CFF, CarPostal, etc.). A l’instar de Mobilis sur Vaud ou de Frimobil sur Fribourg, ces communautés sont généralement cantonales. Mais elles peuvent aussi être régionales comme Libero qui couvre Bienne, le Seeland, Granges et le Jura bernois. Elles ont néanmoins toutes un point commun: leur système de tarification est basé sur un découpage territorial. Ainsi, l’usager paie son titre de transport en fonction du nombre de zones dans lesquelles il voyage.
En ne considérant que la zone du centre-ville, nous avons comparé les grilles tarifaires des chefs-lieux romands ainsi que celle de Bienne. Premier constat, seuls les transports publics lausannois (TL), genevois (TPG), neuchâtelois (TransN) et biennois (TPB) proposent un billet «court parcours» destiné aux usagers qui n’effectuent que trois arrêts. C’est à Neuchâtel qu’il revient le plus cher (2.20 fr.), devant Lausanne (2.10 fr.), Genève (2 fr.) et Bienne (2 fr.). A Fribourg, Sion et Delémont, ils se paient, hélas, comme les longs.
Pour un billet standard, les Neuchâtelois sont également les plus mal lotis, puisqu’ils doivent débourser 4 fr. A Fribourg, Sion et Bienne, le sésame est 30% moins cher, soit 2.80 fr.! Et même les deux grandes villes lémaniques, qui sont dotées d’un réseau plus dense, sont moins chères, le ticket genevois ayant même chuté de 3.50 fr. à 3 fr. depuis le 14 décembre dernier, après l’acceptation de l’initiative «Stop à la hausse des tarifs TPG».
A Lausanne, le centre-ville est compris dans la zone 11. Mais celle-ci est obligatoirement couplée avec la 12 pour constituer le Grand-Lausanne. Corollaire: les usagers n’ont pas le choix et doivent payer 3.60 fr. au lieu des 3 fr. que la grille tarifaire de Mobilis prévoit pour les déplacements dans une seule zone. Et soulignons encore que c’est dans le chef-lieu vaudois aussi que l’abonnement mensuel est le plus onéreux (72 fr.) et à Sion qu’il est le plus attractif (60 fr.)


