
«L’avion reste, malgré tout, un moyen de transport très sûr»
Une «année noire» pour l’aviation commerciale. Voilà le bilan que plusieurs médias francophones ont tiré de 2014 qui, avec 1300 victimes, se distingue comme l’année la plus meurtrière depuis plus de dix ans.
Il faut dire que les crashs se sont succédés avec, entre autres, la disparition du vol MH370 au-dessus de l’océan Indien le 8 mars, la chute vertigineuse – 10 000 m en trois minutes – d’un avion d’Air Algérie au Mali le 24 juillet et encore celle d’un Airbus d’Air Asia en mer de Java le 28 décembre dernier.
«L’avion reste, malgré tout, un moyen de transport très sûr», relativise Martine Reymond, porte-parole de l’Office fédéral de l’aviation civile. Il est vrai que, selon les chiffres du Bureau d’archives des accidents d’avions (baaa-acro.com) basé à Genève, le nombre d’accidents lui-même (120) n’a jamais été aussi faible depuis 1927 (111), alors que le nombre de vols a explosé. Diverses autres statistiques vont aussi dans ce sens.
Un passager aurait, ainsi, une chance sur 15 millions d’être victime d’un crash selon euronews.
Le président de l’Association du transport aérien international (IATA) avait, de son côté, affirmé, en 2012, qu’un passager pouvait, en moyenne, prendre l’avion une fois par jour pendant 14 000 ans avant de périr dans un accident…
Consulter la liste noire
Cela dit, le danger varie selon les compagnies et les continents et il est par exemple bien plus élevé en Afrique qu’en Europe. Mais, concrètement, que peut faire un simple passager pour réduire le risque au strict minimum? Jean-Pierre Jobin, ancien directeur de l’aéroport de Genève, recommande vivement de ne pas prendre, lorsqu’on se trouve sur d’autres continents, de compagnies aériennes inscrites sur la liste noire de l’UE (toutcomptefait.ch –> Services –> Alertes conso –> Compagnies aériennes peu sûres). Un conseil partagé par l’OFAC et le journaliste français spécialisé François Nénin, qui recommande aussi, dans une récente interview, de faire des recherches préalables sur la toile pour vérifier le bilan des transporteurs en matière d’accidents.
A l’inverse des listes noires, certains sites, comme airlineratings.com publient leurs propres répertoires des sociétés les plus sûres. Selon cette plateforme, c’est l’australienne Quantas qui remporte la palme. Mais attention, comme le rappellent Jean-Pierre Jobin et l’OFAC, «le risque zéro n’existe pas, même dans l’aviation».


