
Bosseurs et boursicoteurs
Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail cité par le quotidien Le Temps, la part de salaire dans les revenus des ménages helvétiques est de 85%. La classe moyenne vit donc principalement de son travail. Ailleurs, cette part varie entre 30% et 80%, le solde provenant du rendement des placements, d’activités liées à des mandats indépendants ou d’allocations de chômage. Or, alors que la courbe des salaires est au calme plat partout dans le monde, la rémunération du capital a pris l’ascenseur. Avec pour conséquence un déséquilibre entre les employés (peu payés) et les actionnaires, toujours mieux rémunérés, mettent en garde les auteurs de l’étude. Si ces derniers essaient d’accroître encore le rendement, et donc leurs revenus, en réduisant les prestations sociales, la production de biens risque de se contracter fortement.

