
Entre particuliers plutôt qu’à l’hôtel
Face aux hôtels, souvent chers et impersonnels, parfois sales ou bruyants, les vacanciers sont de plus en plus nombreux à préférer les locations entre particuliers.
Les avantages? Cette formule permet d’économiser jusqu’à la moitié du prix, et les lieux proposés sont souvent bien équipés et agréables, même si une mauvaise surprise ne peut être exclue. L’offre s’ajoute aussi à celle de l’hôtellerie, augmentant les chances des voyageurs de trouver un hébergement lors de la haute saison, de grands événements ou de dates particulières comme le Nouvel-An…
Si le phénomène n’est pas nouveau, il connaît actuellement une croissance exponentielle.
A en croire le site housetrip.fr, 25 millions d’Européens auraient préféré une location de vacances à une chambre d’hôtel l’an passé. Signe de cet engouement, airbnb.com, poids lourd du secteur parti de rien en 2008, vaut désormais 10 milliards de dollars et propose plus de 800 000 logements dans 190 pays. Et les concurrents se multiplient comme des petits pains! On peut citer homelidays.com, wimdu.fr, sejourning.com – uniquement pour les destinations françaises –, bedycasa.com – spécialisé dans les chambres chez l’habitant –, housetrip.fr, abritel.fr ou encore flipkey.com, qui appartient à Trip Advisor. Pas toujours facile de s’y retrouver, mais, pour faciliter les recherches et confronter les offres, il existe aussi des comparateurs, comme likibu.com.
Le système profite aux voyageurs, mais aussi, bien évidemment, aux propriétaires, qui souhaitent louer un bien, et même à certains locataires qui arrondissent ainsi leur fin de mois en sous-louant tout ou partie de leur appartement, souvent sans y être autorisés. En règle générale, les sites prélèvent un pourcentage de commission fixe sur le montant total de la location. A Airbnb et Wimdu, par exemple, elle est de 3% pour les propriétaires et de 4% à Sejourning.
Les hôteliers, en revanche, font grise mine face à un système qu’ils considèrent comme de la concurrence déloyale. Plusieurs grandes villes européennes ont décidé de réagir en leur faveur en imposant des licences, des taxes ou des durées de séjour minimales. En Suisse, aucune mesure n’a encore été prise dans ce sens.


