
L’AVS, même aux études
Dès l’année de leurs 20 ans, les personnes sans activité lucrative doivent verser une part annuelle minimale obligatoire de 480 fr. à l’AVS. Pour les étudiants, cette somme est récoltée par la caisse de compensation du canton où se trouve l’université ou l’école, voire directement par l’établissement d’enseignement. Une dispense est possible dans trois cas:
- la personne séjourne en Suisse uniquement durant le temps de ses études, tout en gardant son domicile civil dans son pays d’origine;
- le conjoint travaille et paie plus du double de la cotisation minimale, soit 960 fr.;
- l’étudiant paie des cotisations supérieures ou égales à 480 fr. par le biais d’une activité lucrative parallèle ou sur ses allocations pour perte de gain.
Cette dernière option est tout à fait possible, même en exerçant de petits boulots. Mais c’est à l’étudiant de prouver, à l’aide de certificats de salaire ou d’attestations de caisse de pension, qu’il a bien cotisé le montant minimum. Si ce dernier n’a pas été atteint, seule la différence jusqu’à 480 fr. devra être versée.
Gare aux lacunes!
Voilà pour la théorie. La pratique montre toutefois que les caisses de compensation n’insistent pas forcément pour que le montant soit honoré. Ainsi, un étudiant qui a des difficultés financières peut facilement déroger à cette obligation en ne réglant pas la facture. Mais attention: un petit oubli ou une incapacité de paiement peut avoir d’importantes répercutions financières lors de la retraite. En effet, les années manquantes entraîneront une diminution de la rente, que le montant du salaire ne saurait compenser.
Or, s’il est possible de rattraper ces éventuelles lacunes en payant rétroactivement ses cotisations, cela est vrai seulement dans les cinq ans à compter de la fin de l’année civile pour laquelle elles sont dues.
Enfin, l’AVS «fait cadeau» d’une à trois années pour les lacunes survenues avant l’année 1979, le mode de calcul étant devenu plus rigoureux depuis lors.


