
Le train moins cher que l’avion, vraiment?
Il fut un temps où le rail était systématiquement moins cher que l’avion. Cette époque semble aujourd’hui révolue, comme le démontre notre comparatif.
Envie d’un petit week-end dans une ville européenne? Mais comment arriver à bon port sans faire exploser son compte en banque? Et surtout, qui du train ou de l’avion aura les tarifs les plus avantageux?
De prime abord, le rail semble l’option la moins onéreuse. Pour vérifier si c’est réellement le cas, nous avons sélectionné cinq destinations parmi les plus prisées pour des escapades en solo ou en duo: Paris, Nice, Rome, Bruxelles et Berlin. Nous avons ensuite comparé le prix proposé, à trois dates différentes, pour les deux modes de transport avec un départ depuis Genève, le vendredi matin, et un retour le dimanche soir ou en fin d’après-midi lorsque cela n’était pas possible (voir tableau).
Pour le train, nous avons effectué notre recherche sur le site internet des CFF. Nous avons délibérément fait l’impasse sur les offres dégriffées. Contingen-tées, elles ne sont pas toujours disponibles. Pour l’avion, nous avons fait notre marché sur ebookers.ch, cheaptickets.ch et skyscanner.ch, où nous avons retenu le billet sans escale le moins cher.
Contre toute attente, sur les quinze réservations, la voie ferroviaire ne s’est révélée plus avantageuse que sur le trajet Genève-Paris du 26 décembre. Et l’écart n’est que de 9 fr. seulement! Dans le duel rail contre air, l’avion bat donc le train à plates coutures.
Tout comparer
Pour nos escapades parisiennes des 31 octobre et 28 novembre, la différence atteint respectivement 78.85 fr. (39,9%) et 59.45 fr. (40,5%). C’est moins cher, certes, mais pas forcément plus rapide ni plus pratique. Car, au vol proprement dit (1h05), il faut ajouter l’attente à l’aéroport pour enregistrer ses bagages et embarquer à bord du coucou, plus 30 minutes de taxi pour rejoindre le centre-ville, à condition que le trafic soit fluide.
Le TGV met, quant à lui, un peu plus de 3 heures pour arriver à destination, avec l’avantage de déposer le voyageur Le TGV met, quant à lui, un peu plus de 3 heures pour arriver à destination, avec l’avantage de déposer le voyageur à la gare de Lyon, en plein centre-ville.
Écarts flagrants
Sur les autres destinations, l’écart le plus important atteint 293 fr. pour le trajet Genève-Bruxelles au mois de novembre. Soit près du triple! A la même période, le voyage aérien jusqu’à Nice coûte, lui, 128 fr. de moins que le trajet en train. Le contraste est, en revanche, beaucoup moins marqué pour Rome (47 fr.).
Attention toutefois: les prix indiqués correspondent à un scénario précis. Or, les variantes sont nombreuses selon la date, l’horaire et les lieux de départ et d’arrivée. Par conséquent, la voie aérienne ne sera pas forcément gagnante à tous les coups. Un comparatif réalisé par nos confrères alémaniques du magazine saldo a d’ailleurs conclu que le train était meilleur marché pour cinq destinations sur sept au départ de Zurich.
Chantal Guyon


