
Le beurre ou l’argent du beurre
Estimez l’évolution de votre santé, ainsi d’ailleurs que celle de la Bourse, dès le début de votre retraite jusqu’à votre décès. Et, puisqu’on parle de la mort, merci aussi de nous préciser quand vous l’envisagez… C’est fait? Alors, pas de problème, nous allons pouvoir vous dire avec précision comment planifier au mieux le financement de vos vieux jours!
Ce qui semble tenir du gag résume pourtant le dilemme que nous aurons, tous, au moment de choisir entre la sécurité d’une mensualité garantie à vie et la souplesse d’un capital consommé petit à petit. Notre enquête sur les rentes viagères, comme celle publiée en septembre sur les choix à faire quant à son 2e pilier*, démontre que, dans le domaine de la prévoyance aussi, il n’est pas possible d’avoir le beurre et l’argent du beurre.
- L’assurance de pouvoir bénéficier d’un pécule régulier jusqu’à ce que mort s’ensuive oblige de vivre avec un budget déterminé, y compris durant les premières années actives de sa retraite et de se montrer moins, ou pas du tout généreux avec ses descendants (succession).
- En choisissant de gérer soi-même son capital, au contraire, on se laisse la possibilité de puiser ce qu’on veut quand on veut dans ses réserves, mais tant qu’il y en a. Or, il n’y en aura suffisamment que si l’argent est placé judicieusement et qu’on vit en bonne santé mais pas trop vieux: tout un programme! En revanche, en cas de décès prématuré, l’épargne qui reste reviendra aux enfants.
A 15 ans, il faut se décider entre les études et l’apprentissage; 50 ans plus tard, le choix n’est guère plus facile…
*«2e pilier, rente ou capital», disponible, gratuitement pour nos abonnés, dans nos archives électroniques à l’adresse toutcomptefait.ch

