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2 sites de parking partagé: une place de parc en colocation

de nouvelles plateformes internet facilitent le partage d’une même case privée entre plusieurs utilisateurs. Mais, si l’idée est séduisante, tout n’est pas encore au point.

Le soir ou le week-end, qui n’a jamais rêvé de garer son véhicule sur les cases inoccupées des entreprises, sans risquer l’amende ou la fourrière? Ou de profiter, en pleine journée, du parking d’un immeuble résidentiel déserté par les habitants partis travailler? «Les places manquent dans les grandes villes, alors qu’un grand nombre de cases privées restent vides plus de la moitié du temps», constate Cyrill Mostert, responsable pour la Suisse du site parku.ch. «Le nombre de pendulaires a considérablement augmenté, ces dernières années, renchérit Azzedine Lachhab, fondateur de sharedparking.ch. Il faut proposer un modèle adapté à leurs besoins.» Forts de ce constat, tous les deux ont lancé des plateformes internet qui permettent d’optimiser l’utilisation des places privées.

La demande surpasse L’offre

Si l’idée de départ est la même, le concept est différent: sharedparking s’est essentiellement positionné sur la location de longue durée. Les personnes ou les entreprises qui souhaitent louer leur place publient une annonce avec les périodes de disponibilité de l’emplacement. Ceux qui cherchent en font de même. En fonction de leurs besoins respectifs, les utilisateurs peuvent alors entrer en contact. «Notre système s’adapte très bien à ceux qui travaillent à temps partiel», explique son fondateur en détaillant le cas d’une place partagée par trois mamans de jour.

Expérience faite, le système a ses faiblesses. En premier lieu, la demande excède largement l’offre: on compte, par exemple, 479 demandes pour 75 offres à Lausanne. Et, si la majorité des demandeurs cherchent des places libres la journée, les loueurs en proposent davantage le soir et le week-end. Celles qui sont libres le jour sont d’ailleurs très souvent des sous-locations à temps complet, quelque peu éloignées du concept de park-sharing. En outre, l’absence de carte rend la recherche d’une place fastidieuse. «Elle est désactivée depuis avril dernier, mais réapparaitra au début de 2015, lorsque nous lancerons la nouvelle version du site», promet toutefois le patron de sharedparking.

Deux places à Lausanne…

Du côté de Parku, on mise sur la location à l’heure: le site a développé une application qui indique, en temps réel, les places disponibles sur une carte. Une fois l’emplacement réservé, le conducteur est guidé jusqu’à l’endroit voulu. Pour accéder à certaines cases, il peut scanner un code QR pour ouvrir la barrière du parking. Chaque place peut être réservée pour une durée minimale de 30 minutes. La personne qui met à disposition la place peut déterminer librement le coût de la location. Elle encaisse les deux tiers du montant, le reste étant conservé par Parku.

Très séduisant sur le papier et déjà bien implanté en Suisse alémanique, le système de Parku montre ses limites côté romand, car le parc de places est encore très restreint: expérience faite un vendredi après-midi, nous n’avons compté que neuf emplacements libres, à Genève, la journée, et deux seulement à Lausanne. Le chiffre grimpe un peu le soir et le week-end, mais il faut être chanceux pour trouver son bonheur dans le quartier de son choix. D’autre part, le prix n’est pas vraiment avantageux: en Suisse romande, la plupart des places coûtent 3 fr. par heure. A ce tarif, autant prendre la direction du parking souterrain le plus proche…

Vincent Cherpillod

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