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Le son numérique sous tous ses formats

MP3, Flac ou Wav, il existe différents fichiers audio. Quelles différences et quel est le meilleur choix selon l’utilisation?

Téléphone, chaîne stéréo, ordinateur ou télévision, la plupart des sons qu’on écoute à l’heure actuelle sont numériques. Les sources sonores originales sont en effet retranscrites, ou codées, dans des fichiers à l’aide de «1» ou de «0».

Mais, comme les sons sont des courbes composées d’un nombre indéfini de points, il est nécessaire de fixer une quantité de mesures par seconde. Cela s’appelle l’«échantillonnage». Un fichier de qualité CD, par exemple, contient des données échantillonnées à 44,1 kHz, ce qui signifie que les valeurs permettant de retranscrire une courbe de son sont enregistrées 44 100 fois en une seconde.

Conséquence de ce procédé: le fichier sonore d’une seule chanson devient vite très lourd. Avec l’émergence du web et des transmissions numériques de l’information, de nombreux formats de compression sont donc apparus, afin que les sons puissent être stockés et diffusés via nos différents appareils. Mais compresser ne veut pas forcément dire altérer la qualité du son. Il existe dès lors deux catégories.

Les compressions non destructives

Egalement appelés «lossless», certains formats diminuent la taille des fichiers sans qu’il y ait une perte de qualité auditive, un peu comme le ferait le format ZIP sur toutes sortes de fichiers. Ces techniques satisferont donc les amateurs de musique qui possèdent une très bonne oreille.

Actuellement, un format fait beaucoup parler de lui: le FLAC. Le célèbre chanteur folk Neil Young l’a en effet choisi pour lancer Pono, un baladeur haute définition qui cherche à remplacer des MP3 jugés de mauvaise qualité par les mélomanes. Le .flac réduit en moyenne de 50% la taille des fichiers, sans pour autant perdre des informations.

D’autres formats sans perte existent. Citons notamment le Monkey’s Audio (.ape) ainsi que l’AIFF et l’Apple Losseless (.alac), tous les deux développés par la célèbre marque à la pomme et disponibles sur iTunes.

Enfin, certains fichiers sont, parfois, encore disponibles en WAV ou WAVE. Il s’agit d’un ancien format appartenant à Microsoft tombant quelque peu en désuétude.

Les compressions destructives

C’est dans cette catégorie que se trouvent les formats les plus couramment utilisés. Le plus connu et le plus utilisé est bien évidemment le MP3. Appelée également un «codec» ou un «algorithme», cette technique de compression audio est destructive, car elle opère en perdant certaines informations.

Il existe, cependant, des variantes de débits, généralement de 64 à 320 kbit/s, qui représentent la quantité d’informations par seconde utilisées pour l’encodage. Certains estiment que, avec cette limite supérieure de 320 kbit/s, il est quasiment impossible, pour une oreille non initiée, de déceler une différence avec un son non compressé.

Les logiciels permettent parfois de changer ce paramètre. Sur iTunes, par exemple, il est possible de l’augmenter jusqu’à 192 kbit/s dans le menu Préférences -> Général -> Réglages d’importation -> Importer via encodeur MP3.

Le AAC est aussi fréquemment proposé, notamment par Apple qui l’utilise par défaut dans iTunes. Il est généralement considéré comme offrant une meilleure qualité que le MP3 en se rapprochant de celle du CD. Mais cela dépend également des paramètres choisis lors de la compression.

Enfin, le WMA (Windows Media Audio) est le format propriétaire de Microsoft. Ses performances sont proches des MP3 avec le défaut de ne pas être compatible sur les plateformes concurrentes.

Loïc Delacour