
Les astuces des publicitaires
Les publicitaires chargés d’écouler la marchandise de leurs clients ont deux armes redoutables à disposition:
- l’astérisque, si possible minuscule, qui renvoie à une notice imprimée, avec des caractères encore plus petits, et généralement restrictive;
- la préposition «dès», suivie d’une offre très avantageuse mais tellement basique qu’elle correspond rarement à la réalité.
Ainsi en va-t-il du leasing automobile, où les conditions, qu’elles soient affichées en pourcentage (taux d’intérêt de 3% seulement*) ou en francs (dès 9.90 fr./jour…), laissent croire à la bonne affaire, alors que notre comparatif le montre: en fin de contrat, l’addition s’alourdit de plusieurs milliers de francs par rapport à un paiement comptant.
Il en va de même lors de l’achat d’une maison ou d’un appartement sur plan. Non seulement les futurs propriétaires doivent jongler avec les nouvelles restrictions adoptées par les banques dans le but louable de juguler la bulle immobilière, mais ils doivent aussi déchanter en constatant que le prix de l’objet repéré correspond au seul petit lot d’ores et déjà retenu pour le concierge!
Et les choses ne s’arrangent pas dans le monde des assurances, même lorsqu’il s’agit de compléter les rentes en cas d’invalidité. Car, ici aussi, il faut distinguer les primes brutes des primes nettes. Les premières, plus élevées, correspondent à celles que vous avez, 95 risques sur 100, de payer réellement. Les deuxièmes, évidemment mises en avant dans tout le matériel publicitaire, bénéficient d’une réduction si – on devrait l’écrire en majuscules! – la compagnie ristourne tout ou une partie du rendement à ses clients.
Décidément, il faut constamment se tenir informé pour éviter de se faire rouler!
*Jusqu’au 30 septembre 2014.
Christian Chevrolet

