
Un peu d’éthique dans la prévoyance
Ma caisse de pension est-elle durable, sociale ou écologique? Si le libre choix du prestataire ne dépend pas directement des assurés, il est toujours possible, et même recommandé, de vérifier à quelle fin est investi l’argent de sa retraite. Car il existe, en Suisse, quelques institutions qui se définissent elles-mêmes comme «éthiques», «écologiques» ou «durables». Quelques exemples.
Nest, une fondation collective, assure un «investissement responsable» des fonds de prévoyance avec une politique de placement «transparente». Elle souligne, notamment, ses placements dans l’immobilier, comme le futur quartier Minergie-P à Pratteln (BL).
Et la Fondation Abendrot s’annonce comme une «caisse de pension durable». Elle n’accepte pas d’investissements dans l’industrie des armes, de la défense et du nucléaire ou dans des entreprises portant atteinte à l’humanité, mais privilégie la protection de la nature, des animaux et de l’environnement. Des exemples montrent, en effet, des choix d’investissements immobiliers ou énergétiques durables.
Le caractère «éthique» de ces institutions est, en revanche, plus difficile à défendre lorsqu’on se penche sur leurs portefeuilles d’actions. On y trouve, en effet, une grande variété de sociétés, comme les géants suisses de la pharma (Roche, Novartis), dont le sens éthique est souvent remis en cause par les organisations militantes, ou encore des entreprises comme Holcim, dont l’impact des activités sur la nature est parfois dénoncé. Les caisses de pension CIEPP et Copré se distinguent également par le fait qu’elles sont autonomes et ne possèdent pas d’actionnaires.
Enfin, il convient de mentionner la Fondation Ethos qui gère une partie des fonds de 97 caisses de pension en Suisse, dont celles des cantons de Genève, de Fribourg et de Vaud, avec des critères de développement durable. La liste complète est disponible sur le site ethosfund.ch


