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Radiation: demandez le tarif!

Une facture de 650 fr. pour faire biffer 13 inscriptions à l’Office des poursuites (OP) de Bulle, c’est le tarif exigé par la caisse maladie Helsana. «Je trouve le procédé inadmissible», s’indigne notre lecteur, Charles Grandjean, qui aide gracieusement un assuré dans sa procédure de désendettement.

L’OP garde, en effet, la liste des poursuites cinq ans après qu’elles ont été acquittées. Pour les effacer, il faut demander expressément au créancier d’envoyer un courrier à l’OP. «Nous n’y sommes pas obligés et le tarif appliqué couvre le travail administratif», justifie Stefan Heini, le porte-parole de Helsana. Dans le cas présent, la compagnie reconnaît toutefois avoir commis une erreur. «Nous appliquons un tarif dégressif de 20% au-delà de six poursuites. A partir de 11 radiations, le rabais atteint 30%. Dans le cas de cet assuré, la note devrait donc être de 455 fr.»

Ce rabais est encore insuffisant aux yeux de Joëlle Renevey, responsable du secteur de désendettement à Caritas Fribourg. «Helsana est la caisse maladie qui pratique les tarifs les plus élevés dans ce domaine, précise la spécialiste. C’est scandaleux, car la note finale réglée par l’assuré comprend déjà les frais de rappel et de poursuites. Voilà pourquuoi neuf sociétés sur dix ne facturent du reste pas ce service!»

Kormel Tinguely, membre du comité de l’Association suisse des fiduciaires de recouvrement, abonde dans ce sens: «S’il est correct de facturer 50 fr. pour un courrier, voire jusqu’à 200 fr., dans un tel cas il est déplacé de multiplier la note par treize. Il faut rester humain!»

Pour éviter d’en arriver là, la solution consiste à régler, directement et en une fois, les impayés du créancier à l’OP. Celui-ci effectue alors lui-même la radiation, sans frais supplémentaires. L’alternative consiste à laisser la liste telle quelle: l’extrait de l’OP affichera 0 fr. pour les montants encore dus, explique Joëlle Renevey.