
Les banques taxent les infidèles
Rien de plus énervant que de tourner en rond pour chercher un distributeur d’argent liquide. D’autant plus que, si on retire les billets auprès d’une banque arborant un autre logo que celui qui orne sa carte, l’opération est taxée. Un surcoût compréhensible pour les établissements offrant un réseau dense de distributeurs, mais qui passe mal dans le cas contraire. Nous avons donc établi un classement tenant compte, d’une part, des frais facturés et, d’autre part, du nombre de distributeurs affichant les logos des principales banques en Suisse romande (voir tableau).
La palme revient à la Banque Migros, qui ne facture aucuns frais de retrait ailleurs. Son réseau est certes maigre, mais on peut aussi retirer de l’argent aux caisses du géant orange. Elle est suivie de Raiffeisen, bien présente dans les petites localités et qui ferme les yeux sur 24 infidélités par an. Idem à Coop, qui dispose toutefois de très peu d’automates «maison». Les banques cantonales, elles, ont regroupé leurs forces pour couvrir la Suisse. A noter que la Banque Cantonale de Fribourg ne facture rien pour les retraits ailleurs, contrairement à la Banque Cantonale Vaudoise qui exige 3 fr. Vient ensuite PostFinance, avec un réseau dense complété par la possibilité de s’approvisionner dans certains commerces et les gares. Les grandes banques ferment la marche, car elles taxent les écarts sans proposer d’appareils dans les campagnes.


