
Le TGV fantôme
Didier Maignan gardera un souvenir bizarre de son dernier trajet en TGV pour Paris. Monté à la gare de Lausanne, il a eu la surprise de ne voir personne dans son wagon. Il a alors arpenté les autres voitures de la rame: vides également! «Dans l’autre partie du train, en revanche, j’ai vu des passagers», témoigne-t-il. Il a tenté, en vain, de descendre pour se renseigner: les portes avaient été verrouillées entre-temps.
Arrivé à la gare de Lyon, il a dû passer par la plateforme du wagon-bar, heureusement ouverte, pour sortir… à la grande surprise des cheminots occupés à débloquer les portes pour le voyage du retour.
«Ce wagon faisait partie d’une rame «haut-le-pied», et donc fermée aux voyageurs», explique Eliane Prescher, porte-parole de TGV Lyria. Elle ne nous a, en revanche, pas expliqué comment il est possible que la place réservée par le passager se soit trouvée précisément dans cette partie du train, ni pourquoi le wagon était ouvert à Lausanne. «Il s’agit vraisemblablement d’une erreur du système informatique, mais un tel cas n’est jamais arrivé», conclut Eliane Prescher.

